La blatte (ou coquerelle, c’est le même insecte avec un nom différent selon les régions) est l’un des nuisibles les plus difficiles à éliminer en milieu urbain. Santé Montréal consacre des sections entières de sa documentation aux immeubles touchés, parce que ces insectes provoquent des allergies sévères et des crises d’asthme chez les enfants exposés en bas âge. Ce n’est pas un problème esthétique, c’est un problème de salubrité.
Notre équipe traite des cas de blattes presque toutes les semaines dans le Grand Montréal, en grande majorité dans des immeubles à logements anciens (Côte-des-Neiges, Parc-Extension, Saint-Michel, Hochelaga) et des commerces alimentaires. La particularité de la blatte : elle développe une résistance aux insecticides standards à chaque génération, et elle peut traverser une cloison mitoyenne pour s’établir dans un appartement voisin en quelques semaines.
Identifier l’espèce de blatte avant tout traitement
Deux espèces de blattes dominent largement dans le Grand Montréal : la blatte germanique (la plus problématique) et la blatte américaine (moins fréquente mais plus visible). Le traitement est différent pour chacune.

| Espèce | Taille | Couleur | Habitat typique |
|---|---|---|---|
| Blatte germanique | 12-15 mm | Brun clair avec 2 bandes noires sur le thorax | Cuisines, salles de bain, immeubles, électroménagers |
| Blatte américaine | 35-45 mm | Brun-rouge brillant | Caves, drains, conduites, commerces |
| Blatte orientale | 20-25 mm | Noir luisant | Sous-sols humides, plus rare au Québec |
| Blatte à bandes brunes | 10-14 mm | Brun avec bandes claires | Pièces chaudes au-dessus du niveau du sol |
La germanique représente plus de 80 % de nos interventions. Si vous voyez une petite blatte brun clair dans la cuisine la nuit, c’est presque certainement elle. Pour les détails biologiques sur l’espèce américaine, voir notre article fiche complète sur la blatte américaine.
Pourquoi les blattes germaniques sont si difficiles à éliminer
Le cycle reproductif accéléré
Une femelle germanique pond une oothèque (capsule d’œufs) toutes les six semaines, contenant 30 à 40 œufs. La nymphe atteint la maturité sexuelle en 40 à 60 jours. Faites le calcul : une seule femelle peut être à l’origine de plusieurs milliers d’individus en six mois. C’est pour ça qu’attendre « pour voir » transforme un problème modéré en cauchemar de gestion.
La résistance aux insecticides
Les blattes germaniques de plusieurs immeubles montréalais montrent une résistance significative aux pyréthrinoïdes — la matière active de la majorité des sprays grand public. Cette résistance se transmet génétiquement. Un traitement à base d’un seul produit, appliqué deux ou trois fois, sélectionne les individus les plus résistants et accélère le phénomène. Nos protocoles font tourner trois familles de produits différentes pour contourner ce problème.
La propagation entre logements
Dans un duplex ou un immeuble à logements, les blattes circulent entre unités par les conduites partagées, les passages électriques, les murs mitoyens et les soffites. Traiter une seule unité sans coordination avec les voisins équivaut à pelleter dans le vide : les blattes se déplacent simplement chez le voisin pendant le traitement et reviennent ensuite. Pour les cas d’immeubles, on coordonne toujours avec le propriétaire ou la régie pour une intervention sur plusieurs unités en même temps.
Notre protocole d’extermination des blattes
- Inspection complète des zones critiques : derrière le frigo, sous l’évier, dans les armoires sous-évier, autour du lave-vaisselle, dans les fissures de plinthes, dans les boîtiers électriques
- Confirmation de l’espèce et estimation de l’ampleur (présence d’oothèques, traces fécales, exuvies)
- Application d’appâts gel sur les zones de passage — les ouvrières les consomment et les rapportent au reste de la colonie
- Pulvérisation d’insecticide à action prolongée dans les zones inaccessibles aux appâts (cavités, fissures profondes)
- Pose de pièges collants pour monitorer l’activité résiduelle
- Visite de suivi à 14 jours (parfois 2 ou 3 visites pour les cas sévères)
- Coordination avec le propriétaire ou les voisins immédiats si l’infestation est interconnectée
Un cas vécu, immeuble à Côte-des-Neiges en janvier dernier
Locataire seule avec un bébé d’un an. Elle avait remarqué des coquerelles depuis trois mois mais ne savait pas que c’était un problème grave avant que le bébé développe une toux nocturne persistante diagnostiquée comme un asthme allergique débutant. Le médecin a évoqué l’exposition aux allergènes de blattes.
Inspection : blattes germaniques dans la cuisine, derrière le frigo, dans le boîtier électrique de la salle de bain. Discussion avec le propriétaire qui a accepté de traiter aussi l’unité voisine — confirmation que c’était la source originelle. Traitement coordonné sur trois unités, deux visites à deux semaines d’intervalle, nettoyage approfondi recommandé.
Trois mois plus tard : aucune blatte observée, monitoring par pièges collants vide. La toux du bébé s’est stabilisée selon le suivi médical. Coût total partagé entre les unités : environ 850 $ pour le propriétaire.
Blattes, propriétaire et locataire : qui paie quoi
Au Québec, comme pour les punaises de lit, la jurisprudence du Tribunal administratif du logement établit que le propriétaire est responsable de fournir un logement salubre et de couvrir les frais de l’extermination professionnelle. Le locataire doit signaler rapidement la présence et collaborer à la préparation. En cas de refus du propriétaire d’intervenir, le locataire peut déposer un recours pour faire ordonner les travaux et obtenir une compensation.
On fournit toujours une facture détaillée et un rapport d’intervention pour appuyer les démarches administratives le cas échéant.
Tarifs et zones desservies pour l’extermination de blattes
- Studio ou 3½ : 250 à 400 $ pour 2 visites
- 4½ ou 5½ : 400 à 600 $ pour 2 visites
- Immeuble multi-logements : sur devis adapté (plusieurs unités)
- Commerce alimentaire : contrat de visite mensuelle souvent recommandé, à partir de 150 $ par visite
Notre équipe couvre tout le Grand Montréal, Laval, Lanaudière, la Rive-Nord et la Rive-Sud. Pour un diagnostic confidentiel au téléphone :
(514) 830-4039 — Vous pouvez aussi envoyer une photo de l’insecte par texto pour identification rapide.
Questions fréquentes sur l’extermination des blattes
Les blattes sont-elles dangereuses pour la santé ?
Oui. Elles transportent salmonelle, dysenterie, hépatite A et plusieurs autres germes sur leurs pattes en passant des conduits aux denrées alimentaires. Plus encore, leurs déjections et exuvies contiennent des allergènes puissants — ils sont reconnus comme un déclencheur majeur d’asthme infantile, particulièrement dans les milieux urbains denses. Les enfants en bas âge exposés régulièrement développent souvent des sensibilités respiratoires durables.
Pourquoi je vois des blattes le jour ?
Les blattes sont strictement nocturnes en temps normal. Quand vous en voyez en plein jour, c’est presque toujours un signe que la population a tellement grossi que certaines individus sont obligés de chercher de la nourriture en dehors des heures habituelles. Voir une blatte le jour = infestation avancée. Voir plusieurs blattes le jour = situation à traiter en urgence.
Les bombes insecticides du commerce fonctionnent-elles ?
Très rarement de façon durable. Les bombes « fogger » dispersent un brouillard d’insecticide qui ne pénètre pas dans les cachettes profondes (boîtiers électriques, derrière les électroménagers, sous les plinthes). De plus, elles déclenchent un comportement de fuite — les blattes dispersent leurs oothèques dans d’autres cachettes encore inaccessibles, ce qui aggrave l’infestation à moyen terme.
Combien de temps pour éliminer complètement une infestation ?
Pour une infestation modérée : 4 à 6 semaines avec 2 visites. Pour une infestation sévère ou liée à des logements voisins : 8 à 12 semaines avec 3 ou 4 visites coordonnées. Le suivi par pièges collants permet de vérifier l’absence de résurgence pendant les semaines suivantes.
Vos appâts sont-ils sécuritaires pour mes enfants et animaux ?
Oui. Les appâts gel sont appliqués dans des recoins inaccessibles (boîtiers électriques, fissures, sous les armoires) où les enfants et animaux ne vont pas. La dose nécessaire pour affecter un humain ou un animal est plusieurs centaines de fois supérieure à celle qui tue une blatte. Pour les ménages avec très jeunes enfants ou animaux particulièrement curieux, on privilégie certaines stations confinées plutôt que le gel en application directe.
Mon voisin a des blattes, suis-je certain d’en avoir aussi ?
Pas certain, mais le risque est élevé. Les blattes traversent les murs mitoyens par les conduits électriques, les jonctions de plomberie et les fissures structurelles. Si votre voisin direct (haut, bas, côté) est infesté, on recommande au minimum une inspection préventive de votre unité. Plusieurs propriétaires choisissent un traitement préventif pour éviter une infestation déclarée.
Blattes ou coquerelles dans votre logement ?
Diagnostic confidentiel au téléphone. Intervention coordonnée si plusieurs unités touchées. Rapport fourni pour démarches administratives.
Je suis dans l’extermination depuis maintenant de nombreuses années. Mon goût de la découverte m’a amené a toujours vouloir en apprendre davantage sur les insectes et les animaux qui nous entourent. Ma sollicitude pour le service à la clientèle me pousse à vous offrir le meilleur service et à vous épaulez dans le traitement d’insectes nuisibles. Laissez-moi mettre mon expérience à votre profit.