Le cloporte est l’une des bestioles les plus surprenantes qu’on trouve dans une maison québécoise. Petit détail biologique qui fait sourire les clients : c’est techniquement un crustacé, pas un insecte. Cousin lointain du crabe et du homard, adapté il y a des millions d’années à la vie hors de l’eau. Ça ne change rien au problème quand vous en voyez douze sortir de derrière la sécheuse, mais ça fait toujours une bonne anecdote au souper.
Notre équipe traite des infestations de cloportes presque tous les mois dans le Grand Montréal. La bonne nouvelle : ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent aucune maladie. La moins bonne : quand ils s’installent, c’est qu’il y a un problème d’humidité quelque part, et ils ne partent jamais tout seuls.
Pourquoi le cloporte n’est pas un insecte (et pourquoi ça change rien)
Si vous regardez un cloporte de près, vous remarquerez qu’il a sept paires de pattes (pas six comme les insectes), une carapace segmentée comme un mini-armadillo, et qu’il respire par des structures appelées pseudo-trachées qui ont besoin d’humidité pour fonctionner. C’est exactement pour ça qu’on les retrouve dans les coins humides : dans un environnement sec, ils meurent en quelques heures.
Du point de vue d’un exterminateur, cette particularité biologique change deux choses pratiques :
- Les insecticides standards conçus pour les insectes sont moins efficaces sur les cloportes
- La meilleure arme contre eux n’est pas chimique mais environnementale : réduire l’humidité du milieu
Pour le reste, ça ne change rien. Vous voulez les voir partir. Nous, on s’en charge.

Reconnaître une infestation de cloportes
Voir un cloporte par mois dans la maison, c’est rien. Voir cinq cloportes en deux jours derrière la laveuse, c’est déjà autre chose. Voici comment on fait la distinction sur le terrain.
Les zones préférées des cloportes dans une maison québécoise
- Derrière la laveuse et la sécheuse (chaleur + humidité résiduelle parfaite)
- Sous l’évier de la salle de bain et de la cuisine
- Recoin de la baignoire, jonction avec le mur
- Espace entre le mur de fondation et le plancher de sous-sol
- Garages détachés, surtout ceux qui ont un plancher en terre battue ou en gravier
- Sous les pots de fleurs intérieurs ou extérieurs collés à la maison
- Plates-bandes en contact direct avec les fondations
Quand on arrive chez vous, c’est la liste qu’on parcourt en priorité, dans cet ordre approximatif.
Cloporte ou autre bestiole ? Le tableau pour s’y retrouver
Beaucoup de bestioles aiment les mêmes coins humides. Voici un tableau rapide pour distinguer le cloporte des autres résidents typiques du sous-sol.
| Espèce | Signe distinctif | Cause d’apparition | Risque |
|---|---|---|---|
| Cloporte | Petit, gris, se roule parfois en boule | Humidité, pas d’insectes proies nécessaires | Aucun |
| Centipède | Pattes très longues, rapide | Humidité + présence d’insectes proies | Pincement bénin si manipulé |
| Lépisme argenté | Argenté, sans ailes, mouvement en S | Humidité + vieux papiers, livres | Aucun |
| Perce-oreille | Pinces visibles à l’arrière du corps | Humidité + matière organique en décomposition | Pincement très léger |
Si vous trouvez plusieurs de ces bestioles ensemble, le diagnostic est presque toujours le même : humidité chronique. C’est cette cause qu’on traite, pas chaque espèce séparément. La page exterminateur de mille-pattes explore le même mécanisme sous un autre angle.
Comment on traite une infestation de cloportes
L’approche classique d’un exterminateur compétent pour les cloportes combine trois axes. Aucun seul ne suffit : c’est la combinaison qui règle le problème.
- Réduire l’humidité : déshumidificateur bien placé, ventilation, repérage des fuites silencieuses
- Éliminer les abris extérieurs : paillis en contact avec les fondations, débris de feuilles, bois de chauffage stocké contre le mur
- Traitement de la zone : terre de diatomées dans les recoins, insecticides homologués CD5 sur les points d’entrée, jamais en pulvérisation générale
Quand on fait les trois en même temps, la population de cloportes chute de 80 % en deux semaines et disparaît presque complètement dans le mois. Quand on n’en fait qu’un (par exemple seulement le déshumidificateur), on gagne du temps mais le problème revient.
Un cas vécu, duplex à Hochelaga en octobre dernier
Locataires du rez-de-chaussée. La cuisine était envahie, surtout autour de l’évier et près de la porte qui mène à la cour. Une vingtaine de cloportes par jour. Le propriétaire avait essayé de pulvériser de l’insecticide trois fois en six mois : aucun résultat durable.
En arrivant on a trouvé la cause en cinq minutes : la cour arrière, surélevée par rapport à l’intérieur, créait une rétention d’eau pendant les pluies d’automne. L’eau passait sous la porte par une fente du seuil et imbibait le revêtement de plancher de la cuisine. Les cloportes vivaient littéralement sous le linoléum.
Solution combinée : scellage immédiat du seuil, recommandation au proprio de revoir l’écoulement de la cour avant le printemps, traitement à la terre de diatomées le long des plinthes. Six semaines plus tard, le locataire nous a écrit : zéro cloporte depuis trois semaines, première fois en deux ans.
Quand un déshumidificateur suffit, et quand il ne suffit pas
On nous appelle régulièrement après l’achat d’un déshumidificateur qui n’a rien réglé. Voici la règle simple qu’on applique pour distinguer les deux situations.
Un déshumidificateur suffit si : l’humidité du sous-sol oscille entre 55 et 65 %, il n’y a pas de fissure structurelle, pas de plante d’extérieur en contact avec la fondation, et le drain français fonctionne correctement. Dans ce cas, ramener le taux sous 50 % chasse les cloportes naturellement.
Un déshumidificateur ne suffit pas si : il y a une source d’eau extérieure (drain bouché, terrain mal nivelé, gouttière qui déverse près de la fondation), une fissure visible dans le béton, ou si le sous-sol contient des matériaux organiques humides (vieux carton, bois traité posé au sol). Là, c’est la source qu’il faut traiter, pas l’air.
Prévention long terme contre les cloportes
Les clients qui suivent ces conseils ne nous rappellent généralement pas pour les cloportes la saison suivante :
- Maintenir le sous-sol entre 40 et 50 % d’humidité relative (hygromètre à 15 $ chez Canadian Tire)
- Éloigner les plates-bandes et les paillis de la fondation, au moins 30 cm
- Stocker le bois de chauffage à au moins 5 m de la maison, pas contre le mur
- Calfeutrer les fissures de fondation et les seuils de porte au moindre signe d’infiltration
- Inspecter les drains français et gouttières chaque printemps
- Éviter de garder des cartons humides au sous-sol (un classique)
Tarifs et zones desservies pour l’extermination de cloportes
Un traitement résidentiel pour cloportes démarre autour de 150 à 225 $ selon la superficie et le nombre de pièces concernées. Si on découvre une cause structurelle (fissure majeure, drain défaillant, problème de pente extérieure), on vous oriente vers le bon corps de métier — pas question de vous facturer plusieurs visites alors qu’il y a un travail de fond à faire ailleurs.
Notre équipe couvre tout le Grand Montréal, Laval, Lanaudière, la Rive-Nord et la Rive-Sud. Pour un avis gratuit au téléphone :
(514) 830-4039 — Vous pouvez aussi nous envoyer une photo des cloportes par texto, on confirme l’identification en quelques minutes.
Questions fréquentes sur l’extermination des cloportes
Les cloportes sont-ils dangereux pour la maison ou la santé ?
Non. Ils ne piquent pas, ne mordent pas, ne transmettent pas de maladie, ne s’attaquent pas au bois ni aux fils électriques. Leur seul vrai impact négatif : ils peuvent grignoter les jeunes pousses dans une serre ou un jardin intérieur si la population devient importante. Pour le reste, ils sont surtout dérangeants à voir.
Pourquoi je vois plus de cloportes au printemps et à l’automne ?
Deux raisons. Au printemps, l’humidité du sol augmente avec la fonte des neiges et les premières pluies — le sous-sol devient le refuge idéal. À l’automne, les températures plus fraîches les poussent à chercher de la chaleur, et votre maison répond exactement à ce besoin. Ce sont nos deux pics d’appels saisonniers.
Est-ce que les remèdes maison fonctionnent ?
Partiellement. La terre de diatomées achetée en quincaillerie tue effectivement les cloportes qui passent dessus, et c’est sans danger pour les humains et les animaux. Le souci, c’est qu’elle traite les individus visibles, pas la cause. Vous tuerez peut-être 30 cloportes par semaine pendant un mois, sans jamais voir le foyer reculer. Notre approche combine ce produit avec le traitement de la source d’humidité — c’est ça qui règle réellement le problème.
Pourquoi mes cloportes sont gris alors que ceux de mon voisin sont bruns ?
Question qu’on nous pose plus souvent qu’on pense. Il existe une dizaine d’espèces de cloportes au Québec, dont la couleur varie du gris ardoise au brun-rougeâtre. Les plus communs en milieu résidentiel sont l’Oniscus asellus (gris-bleu) et le Porcellio scaber (gris foncé à brun). Les deux se traitent exactement de la même façon — la différence de couleur n’a aucune incidence pratique.
Combien de temps avant qu’ils reviennent après le traitement ?
Si on traite uniquement la zone (sans toucher à l’humidité) : trois à six semaines, la récidive est presque garantie. Si on traite la source d’humidité en même temps : souvent plus d’un an, parfois deux. C’est pour ça qu’on insiste autant sur le diagnostic complet plutôt que sur un simple coup de pulvérisateur.
Faut-il vider la pièce avant votre intervention ?
Non. On vous demande seulement de dégager les zones où on doit accéder (derrière la laveuse, sous l’évier, recoins de fondation). On bouge les choses légères nous-mêmes au besoin. Pour le bois de chauffage stocké au sous-sol ou contre le mur, on vous suggère de l’éloigner avant qu’on vienne — c’est presque toujours un foyer caché.
Cloportes installés chez vous depuis trop longtemps ?
Diagnostic gratuit au téléphone. On traite la cause autant que l’effet — c’est ce qui fait la différence.
Je suis dans l’extermination depuis maintenant de nombreuses années. Mon goût de la découverte m’a amené a toujours vouloir en apprendre davantage sur les insectes et les animaux qui nous entourent. Ma sollicitude pour le service à la clientèle me pousse à vous offrir le meilleur service et à vous épaulez dans le traitement d’insectes nuisibles. Laissez-moi mettre mon expérience à votre profit.